VOTRE coup de poing dans le coeur m'intéresse:
une passion, un sentiment, un envie de découvrir, un lien fou à lier, un sens du sujet, vous voulez partager quelque chose sur les arts et la vie avec moi, écrivez moi...
Je suis
une mère de feuX,
une terre de dunes immobiles,
une sombre héroïne des villes,
une onde vaporeuse près d'un phare,
une brume exquise un soir d'été,
un sabre émouvant sous la lune,
une once d'essence de SOIe,
une obscurité rassurante,
un flamenco des yeux,
une Aïda de Sphinx,
une ombre volage d'émoi,
une cendre d'Orient,
je suis...
Le livre de mon chevet:
http://membres.lycos.fr/arachnid/moreau.html
Piclune, une (d)âme de coeur
Dominique Segalen: "Coeur Oxygène" à respirer à plein poumons. & Le Thé aux Etoiles à lire même sans bonne étoile.
Editions Luce Wilquin.
Citation à paraître...
Notre âme a plus de capacité pour le plaisir que pour la douleur. Une douleur violente fait taire tout sentiment agréable, tandis qu'un plaisir vif ne peut étouffer le sentiment d'une douleur violente.
****Maine de Biran****
un demi siecle
ca fait un demi siècle que j'balade ma charogne,
dans ce monde cruel où faut jouer des pognes,
il y a des gens autour, je les sens qui respirent,
et leur pas mecaniques se croisent sur le grillage,
j'ai pourtant ressenti la douleur et la rage,
tout près de moi, tout près un aveugle soupire,
ca fait un demi siècle que je survis. C'est drôle,
je me souviens pourtant du temps de l'esperance,
avant d'avoir plongé d'érrances en errances,
je me souviens même de la petite enfance,
et me voilà arrivée à mon tout dernier rôle,
l'angoisse a toujours bourgeonné, comme un essaim de vers,
cachés sous l'épiderme, hideux et très voraces,
ils suintaient, se tordant! , je perdais tout repère,
dansant avec la mort qui me lechait la face,
toute seule au crépuscule, infinie solitude,
je plane à la recherche d'une autre latitude,
et le soleil décline, il est déjà trop tard...
Dé-Schielez moi...
oui, mais pas trop vite... pas tout de suite...
"Stephane Mandelbaum, le rêve de la réalité",
Les chroniques de Colette Bertot. Octobre 2003 à la Galerie Didier Devillez de Bruxelles. Un choc… Devant les huiles, dessins et gravures de l’artiste, on reste un moment pétrifié par la puissance du langage. On n’est plus ici dans la réalité, on est de l’autre côté d’un terrifiant miroir.
Le parcours de Stéphane Mandelbaum (fils de Arie, lui même dessinateur) né en 1961, aura été de courte durée. Cet artiste devenu braqueur "parce qu’ il n’éprouvait pas au travail cette pleine sensation d’être qu’il découvrit lorsqu’il se mit radicalement en péril"… comme dit Georges Meurant, sera assassiné en 1986 et son corps retrouvé par des gamins sous les sinistres piliers du viaduc de Beez. Reste l’œuvre d’un artiste tourmenté par une homosexualité en délire et vivant, par défi, dangereusement. Intense, diverse, souvent poignante, elle témoigne du talent d’un homme, qui, sans grand bagage, domine avec aisance la technique du dessin et saisit naturellement l’essentiel. Cette recherche de l’essentiel commence dès l’adolescence. Pour preuve ce "Shoret", portrait en pied d’un boucher juif, fait d’une huile épaisse, quand il avait 15 ans.
Plus tard, en 1980, il représentera, au bic, sur papier, un autre "Shoret" au regard goguenard, au tablier montant haut sous les bras, au couteau prêt à trancher et entouré de petits messages et graffitis qui en disent long sur un judaïsme lourd à porter. On peut y déchiffrer, entre autres : "Je dansai avec une femme qui était une putain juive. J’en éprouvai un sentiment étrange" ou encore : "je fréquentais des gangsters juifs". Les dessins sont à la fois touchants et durs. Avec une bouleversante économie de moyens, Mandelbaum communique son mal-être. Il provoque ? Non, il souffre. Il appelle au secours. Les rebelles ont du mal à se faire entendre et l’artiste est de ceux là, empêtré dans ses phantasmes de sexualité et de mort. Ses compositions sont des pages d’histoire remplies de secret que chacun traduira à sa guise. Tel le portrait de Nasser à la gueule de travers, coiffé de papier brun et surgissant au milieu d’un petit monde de personnages hétéroclites dont Monsieur Mitsuhirato, l’enquiquineur agressif sorti du Lotus Bleu. "Bonjour, messieurs" griffonne l’artiste non sans humour.
Des individus réels ou imaginaires épinglés jusque dans le moindre détail, à coups de petits traits simplifiés, émergent du support immaculé créant un incessant tourbillon de contrastes, d’ombres et de lumières.
On croise Bacon, aux yeux hagards. Goebbels, hurlant sa haine, les poings serrés. On lit : "J’ai braqué une banque" ou "je suis né juif"… Rien n’est serein dans l’œuvre de Mandelbaum. Un (auto ?) portrait « sans titre » trace en quelques coups de bic acérés presque violents, le visage veule et déchirant d’un mec prêt à tous les mauvais coups. Il n’attend plus rien de la vie. Le torse est viril, le nez épais, la bouche désabusée. Le cheveu lourd occulte le regard. La détresse est inscrite au plus profond de ce fascinant visage et noue les tripes de qui s’attarde à le regarder. Même l’art qui aurait pu le sauver n’a rien pu pour Mandelbaum.
Son présent n’était que mise en danger, sa perception des choses exacerbée.
On songe à Pasolini que son interprétation personnelle des mythes aura conduit au bout de l’enfer. Comme lui, Mandelbaum laisse une œuvre forte et un goût amer de "trop peu".
Colette Bertot
Ci-dessous
ces liens qui me délient...
Echange de liens
mon pote mauricet qui dessine grave
un lien cool
mmmmh.be
poupée...
JE SUIS UNE POUPEE QUI NE FONCTIONNE PLUS
TOUTE RACCOMMODEE, BONNE POUR LE SURPLUS
TOUS LES MEMBRES SE MEURENT MAIS LE DESIR DEMEURE
JE SUIS UNE POUPEE QUI SUR UN LIT S ECHOUE
LORSQU ELLE A ABUSE DES DELICES DE CAPOUE
JE SUIS UNE POUPEE QU ON TRAINE DANS LA BOUE
ET QUE DE CICATRICES ET DE LARMES ON TATOUE
JE SUIS UNE POUPEE FAITE DE FAUX SEMBLANTS
ET QUI DOIT SA SURVIE A TOUS LES STIMULANTS
JE SUIS UNE POUPEE TOTALEMENT ABIMEE
MAIS QU IL NE FAUT PAS A TORT MESESTIMER
LE CORPS ET L ESPRIT SON EN DICHOTOMIE
ET JE REVIS PARFOIS JUSTE EN UNE ALCHIMIE
Suzy/Salomé a exposé entre Cioran et Moreau
au Smouss Café en hiver 2005, au Smouss café, rue du marché au charbon, 112, à Bruxelles (1000). merci à ceux qui sont venus. Certaines toiles sont encore à vendre. Suzy dit: Je peins sans me soucier de technique, en rêvant à des harmonies violentes
je peins en laissant les couleurs faire échos aux mots
je peins avec tout ce que je trouve : des bouts de bois, mes doigts, des cartes de banques
je peins pour être libre de m'étaler sur du papier ou une toile en maîtresse absolue du labyrinthe des mystères
je peins pour que le songe l'emporte sur la raison
la peinture est la traduction poétique d'une langue secrète, inconnue , qui a les nostalgies de l'âme
je peins comme une nomade exilée et je touche ainsi l'espace comme si je marchais dans la rosée
il est essentiel pour moi d'aller informer mon regard ailleurs, pour mieux revenir à la lecture des grands textes, après avoir appris lentement à contempler d'autres formes d'expression.
Je ne sais plus qui avait dit "J'aurais beau répéter sang du haut en bas de la page, elle n'en sera pas tachée, ni moi blessé". Mais c'est justement ce genre de regard sur la littérature et l'innocuité apparente du maniement plastique du langage qu'il faut parvenir à contrer.
Je cite Henri Michaux : "la littérature traîne un peu derrière les arts plastiques et la philosophie, c'est peut-être qu'elle est gênée par ses formes. La lisibilité serait pour elle ce qu'est en architecture la contrainte de l'habitabilité. Pourtant je me sais quelque part anti-moderne, je sens que je peux créer quelque chose aujourd'hui, malgré tout. Que ce sera, si j'y arrive, beaucoup plus profond, beaucoup plus subversif, en ayant conservé les formes anciennes. J'aimerais bien saper tranquillement quelques bases, quelques idées reçues du langage cuit, mais à mon rythme, avec l'air de ne pas y toucher"
On a perdu l'habitude du papier, de ce toucher sensuel et puissant
de cette liberté de laisser couler l'encre sans les entraves de l'écriture pour arriver à une écriture automatique, à une expression totale du moi
Je peins sans technique, sans aucune règles, je peins comme je vis ou comme je cuisine : avec mes tripes ! »
« Je peins donc je vis » © Salomé
Mes liens et déliens...
d'autres liens pour délier...
pour les femmes qui aiment trop
Petite fille-émotion,
au sourire falaise
ton amour-dévotion
crée parfois, un malaise
ils ne comprennent pas, ceux à qui tu fais peur
que l'enfance ne fut pas
ce que tu eus de meilleur
ecartelée tu fus
entre père et puis mère
le dossier est touffu
la solitude amère
les départs impromptus
de la maman aimée
et les flèches pointues
dans le coeur, arrimées
petite fille-émotion
au sourire falaise
ton amour dévotion
peut créer un malaise
tu voudrais des enfants
tu voudrais un mari
un foyer triomphant
pas une loterie
mais l'amour est mirage
à qui veut le clouer
il peut devenir cage
pour partenaire muet
un jour petite fille, un jour
relevant le défi, viendra le grand amour
il te ressemblera, cet inconditionnel
il sera Nicolas et toi sa Pimprenelle
pour l'instant, jolie fée
emballe les jouets
l'orphelinat t'attend
on ne peut que louer
tes qualités de coeur
ouvre grande ta porte, il est là le bonheur
celui que tu mérites
petite fille prosélyte
qui pour l'amour milite
exhorcise les pensées tristes
juste au dessus
graffiti sur mur (c) Dominique COSTERMANS: http://www.lomography.com/homesDeLuxe/shots.php?cid=836013&ref=search
Courriellez-Moi:
Flamenco, sons chauds pour galbes dorés
Mon Antre
mon antre,
accrochée entre terre et ciel
mon antre,
écran géant sur les toits de Bruxelles
mon antre,
aux soirs de douce folie
tu sens l'herbe, l'amour ou la mélancolie
mon antre,
entrelac de mains, de regards et de pas
mon antre,
comme une barge
pour ceux qui sont en marge
et veulent prendre le large
toutes voiles bordées
mon antre,
où les amours se plaisent à déborder
mon antre,
enveloppante comme une mère sicilienne
mon antre,
où l'on sort et l'on entre
au gré de tous les vents
mon antre,
consolatrice comme une corne d'abondance
thé à la menthe au miel , fleur d'oranger, encens
mon antre,
tout en lumière
au coeur de nos pénombres.
Suzanne by leonard Cohen
Suzanne takes you down to
her place near the river
You can hear the boats go by
You can spend the night beside her
And you know that she's half crazy
But that's why you want to be there
And she feeds you tea and oranges
That come all the way from China
And just when you mean to tell her
That you have no love to give her
Then she gets you on her wavelength
And she lets the river answer
That you've always been her lover
And you want to travel with her
And you want to travel blind
And you know that she will trust you
For you've touched her perfect body
with your mind.
And Jesus was a sailor
When he walked upon the water
And he spent a long time watching
From his lonely wooden tower
And when he knew for certain
Only drowning men could see him
He said "All men will be sailors then
Until the sea shall free them"
But he himself was broken
Long before the sky would open
Forsaken, almost human
He sank beneath your wisdom like a stone
And you want to travel with him
And you want to travel blind
And you think maybe you'll trust him
For he's touched your perfect body
with his mind.
Now Suzanne takes your hand
And she leads you to the river
She is wearing rags and feathers
From Salvation Army counters
And the sun pours down like honey
On our lady of the harbour
And she shows you where to look
Among the garbage and the flowers
There are heroes in the seaweed
There are children in the morning
They are leaning out for love
And they will lean that way forever
While Suzanne holds the mirror
And you want to travel with her
And you want to travel blind
And you know that you can trust her
For she's touched your perfect body
with her mind.
Made in Thaïland
Le "Girly's bar" est éclairé comme un arbre de Noël
des bouquets de filles y sont "exposés" à toutes heures
d'aucunes jouent au billard pour tromper l'ennui et d'autres attendent vaillamment le client en hèlant le sempiternel "hello, where do you come from?"
aux murs pendent des mosaiques d'ardoises annonçant les prix des cocktails
et des alcools divers.
Il est 19h, l'heure sacrée du happy hour.
Assise dans un coin, j'observe les couples qui se forment: Ca pue la bière et l'eau de cologne bon marché.
à Pattaya, dans les bars, la laideur
masculine semble remporter tous les suffrages : barriques à bières, machos poilus à chemise ouverte sur chaine en or, chauves ayant largement passé la date de péremption,
tatoués gras et vulgaires à souhait, bouseux de tous pays, maigrichons en short et chaussures à soquettes.
Toute cette triste faune trouve son compte au Girly's
Mamasan veille, dès qu'un de ces messieurs enlève une petite poupée thai pour le plaisir, il paie un "bar fine" proportionnel au temps qu'il passera avec elle, triste supermarché du sexe.
Les filles sont parfaitement drillées pour faire croire à leur client qu'il est le plus beau, le plus extraordinaire et qu'elles ne vont pas tarder à tomber amoureuse
Après une longue abstinence sexuelle et affective, les farangs sont prêts à croire n'importe quelle baliverne . Certains destins basculent dans ces bars.
ici, plus que dans un tripot , on a l'impression d'être dans une surboum des années 80, on danse, on flirte, on se tripote, on discute, les filles rient à gorge déployée : ambiance ado assurée....Si on ne se comprend pas toujours, on connait d'autres langages !
Dans deux heures, il y aura le spectacle des katois , ces impressionnants transexuels qui vont venir se trémousser et survolter l'atmosphère. Les appareils photos vont cliqueter et les katois pourront faire la manche pour payer leurs nombreuses opérations esthétiques de transformation.
Pour ne rien perdre, Mamasan a installé dans le coin gauche du bar ouvert sur la rue, une boutique qui fait agence de voyages et pourvoyeuses de faux diplômes payants: ici, tout s'achète, tout se monnaye . Vous ne voulez pas de fille, pas de diplomes usurpés, alors dans le fond, vous trouverez la dernière montre gucci ou dior à la demande
A la nuit tombée, les marchands des quatres saisons, viennent avec leurs carioles proposer
des victuailles, des vêtements ou toutes sortes d'objets hétéroclites
alors l'odeur de bière fait place au fumé des barbecues ambulants
"J'entends siffler le train" passe en boucle, en thai, un régal...
La nuit s'éclaire de leurs lampes à pétrole et le coeur de la vraie vie souterraine commence à battre.
id-entité(s)
quand la nuit descend sur ma peau, comme une coulée de lave, quand les étoiles desertent mes territoires,
je lis de la poésie, je me promène dans les jardins de l'alhambra, le murmure des fontaines , dans les patios, et la terre qui s'ouvre pour recevoir mon enfance meurtrie
je vis la poésie, quand je pense à notre inséparable trio judéo-arabo-catho dans la fraicheur des citronniers, où nous partagions nos doux secrets;
à ma grand mère judéo arabe au foulard serré, je lis dans mon coeur l'humanité captive et son souffle entravé me déchire les tripes, lorsque la clameur se lève à naplouse, comme la colère du peuple dépossédé, j'attends le silence, écho du poème balbutié par des mourants
qu'un wagon plombé traine vers le crépuscule du monde...
contraires bigarrés
la passion des couleurs ou la couleur des passions...?
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- salut l'artiste
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- SUN SUN SUN HERE IT COMES
- le silence
- traumatomancie
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- l'ordre du jeu
- hotel
- ni putes, ni soumises, le comité belge est né
- POUPEE
- telluric afternoon
- so long pieplu
- le verbe ETRE
- TOUJOURS
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